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La Psychologie Fonctionnelle à la pointe des neurosciences

  • Photo du rédacteur: Ecole Française de Psychologie Fonctionnelle
    Ecole Française de Psychologie Fonctionnelle
  • 14 avr. 2025
  • 4 min de lecture

Néo-fonctionnalisme et neurosciences

Aujourd’hui, nous ne pouvons pas ignorer les influences fondamentales que peuvent avoir les découvertes les plus récentes en neurosciences sur la psychothérapie. Elles nous permettent de mieux comprendre ce qui se passe lorsqu’une personne récupère des capacités qu’elle avait perdues, lorsqu’elle retrouve le bien-être, renforce son estime de soi ou surmonte ses troubles.

Les neurosciences représentent aujourd’hui l’un des points de changement et d’avancement les plus importants dans la compréhension du fonctionnement humain et de la personne.



Une vision globale de l’être humain

Le Néo-fonctionnalisme et la Psychologie Fonctionnelle s’intéressent au fonctionnement des organismes vivants, à ce qui est à la base des comportements, des attitudes, des paroles, des pensées.

Leur concept fondamental repose sur la vision d’une personne comme un organisme corps-esprit global et intégré, composé de systèmes profondément interdépendants et interconnectés :

  • Système nerveux central

  • Système nerveux périphérique

  • Système neurovégétatif

  • Système endocrinien

  • Système immunitaire

  • Système émotionnel

  • Système cognitif

  • Système perceptif

  • Système sensoriel-postural-moteur

Cette vision refuse toute hiérarchisation rigide : le fonctionnement est circulaire, vivant, interactif.



Plasticité cérébrale et fonctionnement non hiérarchique


Apports de Marvin Minsky

Les découvertes en neurosciences rejoignent pleinement la vision portée par l’École Française de Psychologie Fonctionnelle.

Marvin Minsky, mathématicien et neuroscientifique, fut l’un des plus ardents défenseurs de la plasticité cérébrale. Il affirmait que les fonctions mentales supérieures ne possèdent pas de localisation précise, mais résultent d’interactions entre entités élémentaires constituant le cerveau (1989).

Il ne parlait pas de lieux hiérarchiques, mais d’une organisation dynamique de fonctions simples alimentant la conscience humaine.

Dans notre école, nous prenons en compte la globalité de la personne et les connexions à tous les niveaux : neurovégétatif, émotionnel, postural et cognitif, sans les séparer ni les classer.



D’une causalité linéaire à une vision circulaire


Apports de Niels Bohr et Roger Penrose

Dans l’École Française de Psychologie Fonctionnelle, nous affirmons que lorsque les changements arrivent, ils arrivent à tous les niveaux, du micro au macro.

Cette vision rejoint les recherches de Roger Penrose, selon lesquelles le cerveau ne fonctionne pas comme un ordinateur selon des mécanismes classiques, mais de manière quantique : un changement survenant dans un endroit produit des changements dans un autre.

Il n’existe pas une seule cause à un phénomène, mais de nombreux facteurs contributifs, chacun influençant et étant influencé par les autres.

Nous passons ainsi d’une épistémologie causale-linéaire à une épistémologie circulaire, dans laquelle chaque événement agit sur les causes qui l’ont produit.



Plasticité neuronale et répétition du vécu positif


Apports de Gerald Edelman

À l’École Française de Psychologie Fonctionnelle, nous défendons l’idée que la répétition du vécu positif en thérapie permet d’augmenter les capacités cognitives, mais aussi la capacité à être heureux.

Cette approche rejoint la théorie de la sélection neuronale de Gerald Edelman, selon laquelle les circuits cérébraux se développent de manière évolutive en fonction de leur activation. Les stimulations issues de l’environnement et du reste de l’organisme favorisent le développement de certains groupes neuronaux, tandis que d’autres régressent.

La répétition d’expériences positives favorise la multiplication neuronale, tandis que l’absence de stimulation entraîne une diminution des connexions.

De la même manière, les Expériences de Base se consolident lorsqu’elles sont soutenues par l’environnement et vécues positivement, encore et encore, dans des contextes variés.

Nous savons aujourd’hui que les souvenirs sont plastiques et se transforment à chaque rappel en fonction du contexte présent.



Corps, émotions et empathie


Apports de Antonio Damasio et Giacomo Rizzolatti

Les recherches de Damasio et Rizzolatti ont mis en évidence la centralité des processus physiologiques et corporels dans la formation de la conscience et l’organisation du Soi.

Dans nos formations en Psychologie Fonctionnelle, un travail approfondi est mené sur l’empathie, afin de soutenir la relation à soi et à l’autre.

Antonio Damasio montre que les émotions sont des réponses psychophysiologiques visant à optimiser les actions de l’organisme dans son interaction avec le monde.

Les découvertes sur les neurones miroirs montrent que les aires frontales et pariétales sont étroitement liées aux aires sensorielles.Grâce à la collaboration entre l’insula et le système vasomoteur, nous pouvons ressentir l’émotion de l’autre.

Cette capacité d’empathie, indispensable à la relation et au partage, repose sur une compréhension implicite et incarnée, et non uniquement cognitive.



Contact, relation et développement neuronal


Apports de Daniel Siegel

Daniel Siegel a souligné combien l’esprit est un entrelacement complexe d’éléments cognitifs et affectifs, profondément ancrés dans la relation.

Il met en évidence l’importance du contact physique dans le développement neuronal.

L’École Française de Psychologie Fonctionnelle a développé des touchers techniques thérapeutiques visant à restaurer la sensation d’être bien tenu, nourri et sécurisé.

Le contact corporel augmente les connexions synaptiques, favorise la curiosité et soutient la restauration des manques.

Le thérapeute écoute le patient à travers la voix, le langage corporel et la résonance émotionnelle, en utilisant des outils qui ne peuvent être uniquement verbaux ou cognitifs : mouvements, respirations, massages, présence incarnée.



Intelligence émotionnelle et intelligence globale


Apports de Daniel Goleman

L’École Française de Psychologie Fonctionnelle développe l’intelligence de l’organisme.

Nos formations ne se limitent ni à l’intelligence rationnelle, ni même à l’intelligence émotionnelle telle que définie par Daniel Goleman.


Goleman distingue deux composantes de l’intelligence émotionnelle :

  1. Les compétences personnelles

  2. Les compétences sociales


L’empathie y occupe une place centrale : reconnaître les émotions d’autrui en se mettant à sa place. Il montre que, contrairement au QI, l’intelligence émotionnelle peut se développer tout au long de la vie. Le Néo-fonctionnalisme et la Psychologie Fonctionnelle vont plus loin encore, en définissant l’intelligence comme une intelligence globale du Soi, intégrant les dimensions :

  • cognitives

  • émotionnelles

  • posturales

  • motrices

  • sensorielles

  • neurovégétatives

  • psychophysiologiques

  • psychobiologiques

(L. Rispoli, 2016)

 
 
 

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